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Canadienne |
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| Description |

(Université d'Oklahoma)
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La Canadienne est une vache de petit gabarit, puisque son poids
maximum atteint la plupart du temps 500 à 550 kg (soit 1.000 à
1.100 livres). Elle est toutefois plus costaud que la Jersey,
à qui on la compare souvent. Sa tête est allongée, et ses membres
fins sont musclés. Sa robe, claire à la naissance, devient marron
foncé et noire sur tout le corps à l'exception du ventre et de
la poitrine qui peuvent rester blancs. Ses muqueuses sont noires
et ses cornes sont courtes. Certains observateurs lui prêtent
un air très « distingué »... Témoignage de ses bonnes qualités
laitière, sa mamelle est de bonne taille. Quatrième vache du Québec,
très loin derrière la Holstein et la Ayrshire, elle est néanmoins
très prisée pour sa grande docilité, son adaptation aux prairies
et au climat québécois, ainsi que pour sa rusticité qui en fait
une vache qui ne nécessite pas que l'on s'occupe beaucoup d'elle.
Sa longévité et la bonne qualité de sa viande sont des qualités
complémentaires qui lui valent également la fidélité de nombreux
élevages du Québec.
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| Géographie |
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La Canadienne est sans aucun doute la vache la plus québécoise
de toutes : les Américains l'appellent d'ailleurs la French Canadian
(Canadienne Française). Si cette situation est sans doute due
pour partie à une initiative du gouvernement québécois pour la
sauvegarder, il n'en demeure pas moins que la Canadienne a conquis
les faveurs de nombreux éleveurs québécois, qui reconnaissent
depuis longtemps ses qualités de grande docilité et de bonne laitière.
La grande majorité du troupeau canadien... de la Canadienne se
trouve au Québec.
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| Histoire |
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C'est une longue histoire, qui débute en 1541, alors que Jacques
Cartier commence à importer les premières vaches qui fouleront
le sol nord-américain. La race provient de France, de Normandie
plus précisément, et d'Angleterre. Ses origines remontent donc
à la Normande et à la Jersey. Les critères de sélection étaient
déjà, au XVIème siècle, très simples : les vaches devaient être
rustiques et bonnes laitières, il fallait qu'elles résistent au
froid et aux conditions rudes d'élevage, tout en produisant de
grandes quantités de lait. Depuis, plusieurs siècles d'élevage
ont façonné une race de vache « locale », grâce à la sélection
naturelle, à la lente adaptation de la Canadienne au climat et
au sol de l'Est du Canada. Mais la race fut délaissée à partir
de la fin du XIXème siècle, jusqu'en 1895, année où un petit groupe
d'éleveurs se rassemblèrent pour former la Société des Éleveurs
de Bovins Canadiens. Récemment, le gouvernement québécois, après
quelques erreurs ayant encouragé un affaiblissement de la race,
a initié plusieurs programmes d'aide aux éleveurs de vaches Canadiennes.
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