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Salers |
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| Description |
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| La Salers
possède sans aucun doute une des plus belles paires de cornes françaises
: longues, en forme de lyre, couleur vieil ivoire et aux extrémités
plus foncées, elles donnent à cette vache, déjà très belle, une
majesté qui ferait des jalouses si les autres vaches pouvaient l'être
! C'est une montagnarde : elle est de bonne taille (1,40 mètres
au garrot), et robuste, avec une poitrine large et des membres forts
et bien d'aplomb. Elle peut marcher très longtemps, sur n'importe
quel terrain caillouteux ou humide, sans boîterie. Elle pèse en
moyenne 750 kg (1.500 livres) à l'âge adulte. Sa morphologie en
fait une vache très bien adaptée aux climats rudes et aux sols pauvres.
Son mufle est clair et ses onglons sont noirs. Son poil est long,
frisé, de couleur acajou uniforme, à l'exception de taches blanches
au niveau du pis. Sa robe presque rouge en fait une des vaches françaises
les plus foncées. Ses qualités lui valent d'être appréciée pour
la qualité de son lait, pour sa rusticité, et pour ses excellentes
aptitudes au vêlage. Bonne nourrice, elle est capable d'allaiter
deux veaux à la fois. En particulier, ses bonnes aptitudes laitières
(3.000 kg de lait par an et teneur en matières grasses et en protéines
élevée) permettent la fabrication de cinq fromages : le cantal,
le bleu d'Auvergne, le saint-nectaire, la fourme d'Ambert, et le
fromage de Salers, évidemment. Et puis, il faut bien en parler,
les adorateurs de la viande de boeuf vouent un véritable culte à
cette vache, très appréciée pour sa viande "délicieuse, rouge et
persillée". |
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| Géographie |
| La Salers
est une très ancienne race, originaire du Cantal, en France, dans
la région du Massif Central. On en compte 170.000 réparties dans
plus de 80 départements français. Elle est aussi une vache voyageuse,
grande touriste, puisqu'on la retrouve dans plus de 25 pays. En
Amérique du Nord et en Australie notamment, elle a conquis de nombreux
élevages, où elle est reconnue pour ses qualités de bonne mère et
pour sa viande. |
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| Histoire |
| La Salers
fait partie de ces nombreuses races françaises qui ont failli disparaître
après 1945. La création de son livre généalogique en 1908 consacra
les caractères originaux de cette race. En 1930, le troupeau de
Salers comptait plus de 650.000 têtes, au service de la production
de lait et de taurillons, mais aussi employées aux travaux de force.
La motorisation de l'agriculture contribua largement à sa récession.
Jusqu'en 1974, année de l'adoption en France d'un plan de conservation
et de relance de la race, le nombre de Salers diminua dangereusement
sous le coup de nombreux croisement avec la race Charolaise. |
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