Animal-services :
Madame Christiane AQUILINA BERNE, vous élevez des Eurasiers,
pouvez-vous nous faire découvrir cette race ?
Madame Aquilina Berne : Je serai assez brève sur ce chapitre,
cependant, quelques données historiques sont toujours intéressantes.
En effet, à l'origine, le Laïka de Nenetz, chien d'une santé
irréprochable, d'une fidélité à toute épreuve, était le meilleur
collaborateur des éleveurs de rennes, à la fois berger et gardien,
il protégeait son troupeau avec férocité.
Malheureusement, cette race ne put jamais être importée en Europe
occidentale et traverser le rideau de fer de sa Russie natale. Conrad
Lorenz, éminent professeur connu dans le monde entier pour, entre
autres ses fameux travaux sur les oies, s'est très vite intéressé
à ce fameux «Laïka de Nenetz», voyant en lui le chien idéal.
Aidé par Julius Wipfel (éleveur créateur de
l'Eurasier), Conrad Lorenz chargea d'éminents professeurs
de l'université de Heidelberg de recréer le «Laïka».
Par
croisements entre femelles Spitz-Loup (race allemande) et mâles Chow-Chow
(race asiatique), on obtint après plusieurs années de sélection, le
Chow-Loup, après union avec le Samoyède
apportant la stabilisation de la race, l'Eurasier alliance entre l'Europe
et l'Asie était né. Il faut savoir que si l'Eurasier a gardé du Chow-Chow
une indépendance de caractère et du Spitz-Loup un côté primesautier
et joueur, il a son caractère propre.
Le premier Eurasier arrive en France en 1973 grâce à madame Dufour-Lamartinie,
présidente du premier club de la race, qui fit connaître et promouvoir
cette race exceptionnelle.
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