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Prédisposition :
Certains chats (en particulier ceux à oreilles blanches et tout particulièrement
les chats blancs à yeux bleus) sont prédisposés à l'apparition d'une dermatite
ulcéreuse chronique du bord du pavillon des oreilles sous l'influence
d'une insolation prolongée.
Cela se traduit par : l'apparition d'un érythème du bord externe
du pavillon entraînant une alopécie locale rendant la peau encore plus
vulnérable à l'effet des rayons solaires.
Chaque été, les lésions réapparaissent de plus en plus intenses avec production
de croûtes et atteinte sur certains sujets du canthus externe (Angle
formé par les paupières du côté temporal*).
On peut observer l'apparition d'un epithelioma spinocellulaire (variété
de cancer de la peau) entre 3 et 6 ans. Il peut donner lieu à la formation
d'un ulcère rongeant du pavillon auriculaire.
Comment le diagnostiquer ? :
C'est relativement facile : commémoratifs (Renseignements que l'on
obtient du propriétaire de l'animal malade ou de celui qui le soigne,
sur le début des signes morbides, leur fréquence, leur intensité, les
changements de nourriture, d'habitat, les traitements déjà appliqués,
etc.* ) , couleur des oreilles, aspect des lésions.
On évitera toutefois de confondre cette dermite solaire avec des lésions
de grattage consécutives à une otocariose (gale des oreilles),
des blessures ainsi qu'avec un pemphigus (Groupe de dermatoses bulleuses)
ou une maladie lupique (Variété d'urticaire).
Une biopsie permet de savoir si un processus malin est entamé. C'est presque
la règle quand la lésion a plusieurs années.
Comment traiter ? :
Il faut au début à soustraire le chat aux rayons solaires et protéger
le bord de l'oreille avec une crème solaire écran total.
Sur des lésions plus importantes et plus cruentées (dont la couche
superficielle a été enlevées), l'amputation chirurgicale est de règle.
On doit veiller à assurer un bon affrontement des lèvres de la plaie de
manière à recouvrir le cartilage. La repousse des poils assure le plus
souvent un excellent résultat esthétique.
De quoi s'agit-il ? :
On a affaire à un oedème (rétention anormale de liquide dans les tissus
de l'organisme) cérébral dû à la défaillance des mécanismes de la
thermorégulation.
Il est plus fréquent chez les brachycéphales (la forme de la boîte crânienne
est arrondie) soumis à un climat chaud et humide dans des conditions de
mauvaise ventilation.
Une complication fréquente est la C.I.V.D. (coagulation intravasculaire
disséminée: formation de microcaillots dans les petits vaisseaux, avec
consommation locale des facteurs de la coagulation et des plaquettes,
ainsi qu'une fibrinolyse secondaire réactionnelle*).
Cela se traduit par :
Une hyperthermie supérieure à 41°C, de la Polypnée (Cycle ventilatoire
anormalement rapide*), une Cyanose (Coloration bleuâtre de la peau
causée par un trouble de la circulation, par une altération de l'oxyhémoglobine
ou par un trouble de l'hématose.*), des Tremblement et des convulsions.
Il y a diminution de la vigilance et cela peut aller jusqu'au coma.
Comment le diagnostiquer :
C'est relativement facile : Commémoratifs; symptômes neurologique et l'hyperthermie.
Le pronostic
Il est bon lorsque le traitement intervient de façon précoce.
Comment traiter ? :
Il faut diminuer la températue corporelle par immersion dans l'eau de
plus en plus froide et faire cesser cette diminution lorsque la température
a retrouvé une valeur normale.
Il faut combattre l'oedème cérébral par injection de Corticoîdes et utiliser
les diurétiques de façon mesurée.
Il faut réhydrater l'animal à l'aide de soluté de Ringer-Lactate en perfusion
veineuse.
En cas de C.I.V.D. (coagulation intraveineuse disséminée): une
héparinothérapie (utilisation thérapeutique de l'héparine.*) est
parfois nécessaire.
A. L. G.
* Source des définitions: Le grand dictionnaire terminologique - ©OQLF / Convera Canada inc