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Interview d'un maréchal-ferrant de Landerneau (29)
Q
: Quand avez-vous commencé ?
R : J'ai commencé il y a 11 ans, et je suis artisan depuis 6 ans.
Q : Comment êtes-vous arrivé là ?
R : Au départ j'étais apprenti patissier, mais passionné
par les chevaux, et je savais déjà les ferrer. Donc un jour,
j'ai décidé de me lancer dans cette voie en apprenant la
forge.
Q : Quelles études avez-vous fait ?
R : L'entreprise où j'étais apprenti patissier m'a payé
une formation continue pour adulte de 4 mois, au cours de laquelle j'ai
appris la fabrication des fers et la forge. Mais je me suis surtout formé
sur le terrain, et même après 10 ans d'exercice, on apprend
toujours !
Q : Quels sont les avantages et les inconvénients du métier
?
R : L'avantage principal est de travailler en plein air ! Après,
il y a aussi le contact avec les chevaux et les clients, parmi lesquels
on se fait de nombreux amis. Inversement, les inconvénients sont
le mauvais temps quand on est à l'extérieur, les chevaux
difficiles qui peuvent devenir dangereux, mais surtout la fatigue et le
mal de dos occasionnés.
Q
: Les débouchés sont-ils nombreux dans le métier
?
R : Il n'y en a pas autant que le prétendent les écoles.
Il n'y a pas beaucoup de travail l'hiver, donc peu de demande, mais l'offre
reste importante. Il n'y a pas assez de travail pour tout le monde.
Q : Quel est le salaire approximatif d'un artisan maréchal
ferrant ?
R : Environ 1300 euros par mois, mais pour 12h par jour...
Q : Quelles sont les qualités et les conditions requises ?
R : Le plus important est d'avoir une bonne condition physique,
le métier est très éprouvant. Il faut aussi être
commerciant et jovial, car au-délà du contact avec les chevaux,
il y a la relation avec la clientèle sans qui on ne ferait rien.
Q : Que conseillez-vous aux jeunes qui veulent se diriger dans cette
branche ?
R : De s'accrocher !
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Aurélie LL
Photos du reportage © Aurélie LL
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