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| Description |

(Boubou)
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La vache Alpine Hérens est, avec 1,20 mètres au garrot et 550
kg environ, une des plus petites vaches européennes. Elle a un
cou puissant et le front large, une poitrine profonde. Ses membres
sont courts, ce qui en fait une vache très trapue. Sa robe est
« monochrome », rouge foncé ou noire, châtain. Sa tête est large
et courte, surmontée d'un chignon un peu plus clair et une paire
de cornes en forme de guidon de vélo, à pointes noires. Elle est
très réputée pour sa robustesse et sa combativité. Ainsi, dans
les Alpes suisses, françaises et italiennes, l'été voit une bonne
quantité de combats de vaches se dérouler, pour gagner le titre
de « reine du troupeau » et apporter la gloire à son propriétaire.
Ces rencontres sportives se déroulent entre deux vaches qui, l'une
en face de l'autre, front contre front, poussent chacune jusqu'à
ce que l'une d'entre elles recule. Les éleveurs suisses l'apprécient
également pour sa douceur et sa rusticité qui en font une montagnarde
parfaite. Surtout, qu'en plus, entre les combats, les vaches retrouvent
leur tempérament de douceur qui les rend si attachantes à leurs
propriétaires Elle est une bonne laitière, même si sa production
dépasse rarement les 3.000 kg de lait par an, et son lait est
très riche en protéine. Le niveau de 3.000 kg est un maximum,
car les éleveurs veulent conserver les qualités combatives de
leurs bêtes.
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| Géographie |
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L'Alpine Hérens est originaire du Val d'Hérens, dans le Valais
suisse, où, montagnarde à courtes pattes, elle grimpe facilement
jusqu'à 3.000 mètres d'altitude. Le troupeau suisse compterait
quelques 8.000 têtes inscrites dans le herd-book, et les Alpes
italiennes, et plus précisément le Val d'Aoste (tout près du Valais),
en compteraient autant. Quant aux Alpes françaises, elles regrouperaient
à peine une centaine de ces vaches, dans la région de Chamonix,
au pied du Mont Blanc.
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| Histoire |
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Ses ancêtres étaient présents en Valais vers 3000 avant J.-C.
comme l'atteste un fragment de crâne retrouvé dans le site archéologique
de Sion-St-Guérin (Chaix 1986). C'est en 1859 que la race d'Evolène,
désignée dès 1861 sous le nom de race d'Hérens, est mentionnée
pour la première fois dans les listes de concours. Jadis très
répandue dans le Valais, l'Alpine Hérens (également appelée «
Valais », ou « Eringer » en allemand) a connu une énorme diminution
de ses effectifs dans les années 1950, avec l'exode rural qui
a vu de nombreux éleveurs quitter les montagnes. Elle doit aujourd'hui
sa survie en grande partie aux traditionnels combats de reines
de troupeaux, et à ses amoureux inconditionnels, qui ne voudraient
pour rien au monde élever d'autres vaches !
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