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Animal-services
: Comment a commencé votre aventure et quand avez-vous
fondé votre élevage ?
Madame Aquilina Berne : Mon aventure avec ce chien d'exception
à commencé en été 1993, lors d'une exposition à Angers où je présentais
ma petite femelle Spitz nain juste pour sa confirmation. Je ne connaissais
pas le monde des expos, mais j'étais à la recherche de renseignements
sur le Chow-chow race qui me plaisait beaucoup et le Spitz-loup dont
j'aimais particulièrement la couleur, mais à cette époque je ne pensais
vraiment pas me lancer dans Elevage, je voulais juste un autre chien
plus gros que le Spitz nain pour me tenir compagnie, j'avais toujours
été habituée à de gros chiens, Dogue
allemand, Dobermann,
Tervureen
par le passé, donc cela me manquait .
Je vois un monsieur passer avec un chien qui fait tilt, un magnifique
mâle sable et gris, un peu le coloris du Spitz-loup, comme dirait
nos amis Canadiens «je suis tombée en Amour» devant ce bel animal,
j' ai donc abordé ce monsieur pour savoir le nom de la race, «l'Eurasier»,
illustre inconnu pour moi pourtant passionnée par le monde canin,
je me suis dit, c'est cette race que je veux et voilà comment a démarré
ma passion pour mes gros nounours.
Le
nom de cette race a été vite oublié, comment la retenir (à cette époque
ils étaient peu nombreux et aucun livre canin ne mentionnait ce nom),
quelques mois plus tard, je vois une annonce sur un journal local
avec une photo d'un BB et me voilà repartie dans ma quête d'un nouveau
compagnon, je prend contact avec Eleveur, le rendez-vous est pris
juste pour les voir évoluer dans leur milieu, et connaître un peu
les critères de la race, le caractère, bref en savoir un peu plus
et me faire une idée si c'est le compagnon idéal, car je voulais un
chien calme, non sportif et calin. A la sortie moi qui voulait un
beau mâle, je repars de cet élevage avec une belle peluche femelle
de 4 mois et demi, ma première fille Eurasier «Jolie des rives de
lathau».
L'année suivante, «Lovana des rives de la thau» est venue rejoindre
sa tante ensuite ce fut le tour de notre mâle «Mavrick» que nous avons
été chercher en Charente et deux filles de Jolie ne nous ont pas quitté,
Osaka et Oural et dernièrement notre BB «Rosas de la yande sauvage»
est venue compléter la famille. Voilà, l'histoire de ma belle aventure
qui je l'espère durera encore de nombreuses années.
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Animal-services :
Vous souvenez-vous de votre première exposition ?
Madame Aquilina Berne : Ma première exposition remonte à Octobre
1994, Jolie n'avait que 9 mois (à cette époque la classe Puppy n'existait
pas encore, ce qui était bien dommage car il vaut mieux habituer le
chiot de bonne heure au monde des expo aux bruits et aux contacts
avec ses congénères ), nous sommes donc allés à Orléans où justement
se déroulait une Spéciale Eurasier, nous ne pouvions rêver mieux car
que de beaux spécimens étaient présents et c'était la meilleure façon
de voir tous les coloris acceptés par le standard, ils y avaient plus
de 50 Eurasiers donc de quoi s'en mettre plein les yeux.
Mais
je crois bien que ma fille avait autant le trac que moi ou était-ce
moi qui lui transmettais ma peur ? Quelle panique à notre arrivée
personne ne nous avait donné le mode d'emploi des expositions,(et
je peux vous dire que maintenant j'aide le mieux que je peux tout
nouvel exposant, car il y a de quoi faire demi-tour), tant bien que
mal nous avons trouvé le groupe 5, les cages étaient en bas et les
rings au 1er étage, je peux vous dire que dés 9h du matin, je n'ai
pas quitté le ring de peur de louper mon passage, la journée a été
super longue surtout pour ma fille qui s'est retenue pour ses besoins,
car nous ne sommes passées devant le juge qu'à l6h30, j'avais surtout
bien regardé comment les autres s'y prenaient, car je ne savais pas
du tout ce qu'il fallait faire, heureusement que nous étions les dernières
du groupe. C'est le ventre noué que nous nous sommes placées derrière
une autre femelle puisque nous n'étions que deux en débutantes, et
je pense que la maîtresse était plus malade que sa fille, j' avais
l'impression de vertiges et je devais être livide, mais la juge Belge
a bien compris notre désarroi et la présentation n'a pas été des meilleure,
mais quelle fierté d'obtenir un beau carton avec «très prometteur»
et un spitch élogieux, que de bisous ma poupée a été couverte. Du
coup nous n'avons pas été chercher notre première coupe puisque nous
ne savions pas que nous y avions droit et personne ne nous l'a dit,
malgré tout cela reste un beau souvenir gravé à jamais dans nos mémoires
depuis ma fille a fait des progrès, elle adore les expositions, même
si elle tourne en vétéran et pas besoin de lui expliquer ce qu'il
faut faire, elle connaît la chanson puisque ayant participé depuis
ses débuts à une cinquantaine d'exposition canine.
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Animal-services
: Comment préparez-vous vos Eurasiers aux expositions canines?
Quel est votre palmarès?
Madame Aquilina Berne : Avec Jolie comme je rentrais dans le
monde des expositions, je l'entraînais dans la rue où dans les bois
à tourner correctement en laisse, puisque je connaissais ce qui était
demandé sur un ring. J'embauchais toutes personnes de mes connaissances
à lui ouvrir la gueule afin de regarder ses dents et à la palper sur
toutes les coutures afin de l'habituer a être manipulée par des mains
étrangères, chose qu'elle n'avait pas appréciée lors de son premier
passage sur le ring.
Elle
avait ruée dans les brancards lorsque la juge voulait voir ses quenottes
et mademoiselle s'était assise lors de la palpation, chose qu'un chien
bien entraîné ne doit pas faire, sans quoi il y a le toilettage qui
se résume à un bon brossage avant l'exposition afin de présenter un
chien propre et agréable à regarder, puisque l'Eurasier
ne demande pas de toilettage particulier. J'évite tout bain si ce
n'est pas nécessaire ou si vraiment mon animal en a besoin, je le
fais une semaine avant la date pour que le poil retrouve son volume
habituel et ne soit pas plat. Je pense que la moindre des corrections
est de présenter un animal propre au contact du juge, et que ce dernier
ne doit pas se retrouver avec les mains sales lors de la palpation,
ni que des odeurs nauséabondes ne se dégagent de l'animal.
Quant à mon palmarès, malgré de nombreuses participations, je n'ai
pas encore attrapé «la championnite aigüe», comme a dit
Pierre de Coubertin, «Le principal est de participer» et de rencontrer
des gens passionnés comme moi, je me contente de ce que le juge accorde
à mes chiens suivants leurs valeurs et leur présentation le jour de
l'exposition. Les chiens sont comme les humains, pas toujours en forme
et il arrive que le jour J cela ne leur disent rien d'y aller, bien
qu'un chien qui n'aime pas participer aux expositions chez nous, ne
fait que le strict minimum pour l'obtention de ses points et arrête
d'en faire. Ce ne sont pas des animaux de cirque et je pense qu'un
animal qui n'aime pas l'ambiance des expo ne participera jamais de
bon coeur ou juste pour faire plaisir à ses maîtres, à mon humble
avis il vaut mieux un chien joyeux qui se présente sur un ring.
Donc certains de mes Eurasiers
ont obtenus de nombreux CACS et CACIB, mais je ne pense pas et ceci
« n'engage que moi » qu 'un chien «CHAMPION» fasse une plus belle
progéniture qu'un chien conforme au standard mais sans titre ronflant,
je préfère un chien qui est «Elite A» au moins cela prouve que sa
descendance est de qualité, donc nos femelles sont lices recommandées
et notre mâle Elite A, il vaut mieux produire des chiots bien dans
leurs baskets et ayant un bon caractère que des chiots issus de champions
et dont le tempérament laisse à désirer, ce qui arrive parfois. «Un
champion ne produira pas forcément de la graine de champion». |
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