Annexe 4:Les différents types de charniers

Plusieurs modèles d'aire d'alimentation ont été expérimentés. Tous les sites nécessitent une quiétude minimale, un accès par voie aérienne dégagé et des caractéristiques aérologiques favorables aux grands oiseaux.

• Le plus ancien charnier se trouve en vallée d'Ossau. Il fonctionne depuis 25 ans [17,27]. Cette installation est soumise à déclaration auprès de la D.D.A.F. / D.D.S.V. Elle possède - comme les autres charniers de type " lourd " - un périmètre de protection réglementaire grillagé et enterré à la base, à l'image d'une " installation classée " [5,21]. Selon la région et en fonction des divers paramètres biologiques d'exigence spécifique (Graphe1) [7,24], l' approvisionnement doit être raisonné par rapport aux besoins, en tenant compte d'objectifs précis [31] et des disponibilités locales en biomasse [20,28].

• Des apports alimentaires d'os, inférieurs à 40 kg. et donc non opposables à l'article 264 du code rural, ont lieu dans 16 sites de la chaîne pyrénéenne française en 1997, contre 10 en 1995 (Planche 1) [31]. Ce supplément saisonnier constitue un flushing alimentaire pour le gypaète (à l'image des apports supplémentaires traditionnellement mis à disposition des ovins reproducteurs avant la période de " lutte ") : les charniers sont approvisionnés du 15 octobre au 15 mai, hors période d'estive des troupeaux.. Résultat : 5 nouveaux couples se sont cantonnés en 5 ans [31], parmi les 19 actuellement cantonnés sur le versant nord pyrénéen (1999).

• Le nourrissage selon la technique de fauconnerie dite " du taquet " permet aussi le cantonnement des jeunes gypaètes de l'arc alpin [8,9] et des poussins de vautours moines de la Jonte [37,39]. Ces types de charniers ont démontré leur efficacité. Ils visent surtout à fixer et à sauvegarder des individus, des populations en danger ou en déclin : ils favorisent activement la survie des jeunes, moins efficaces que des adultes, dans la quête alimentaire et dominés en curée.

• En 1991, une réflexion issue du terrain a généré une expérience de charnier de proximité (Bellas / Causse de Sauveterre). La participation active des trois exploitants d'ovins laitiers et de boucherie du hameau, de vétérinaires praticiens libéraux et salariés - de coopératives et de la D.D.S.V., de techniciens du Parc des Cévennes, des associations locales - dont le G.D.S. (Groupement de Défense Sanitaire) de l'Aveyron et le F.I.R.- Grands Causses - et nationales (F.I.R.) en a permis le succès. L'objectif premier était de tester un concept original de clôture par un système électrifié à énergie solaire économique, facilement démontable et d'utilisation très souple : une clôture à trois brins tendus à 5, 25 et 50 cm. du sol nu.

Visiblement, ce périmètre de protection efficace contre les concurrents terrestres importuns ne dérange pas l'activité trophique pourtant agitée des vautours. Contre les intrusions possibles des sangliers, il apparaît nécessaire de doubler, extérieurement cette défense par des rangs de fils d'acier [21]. Ce type d'enclos mobile et extensible permet une grande souplesse de gestion de la surface annexée à la dalle de dépôt imperméable (Schéma 1), en fonction de la topographie du lieu en plus d'une économie substantielle.

Ce type de réalisation léger vise aussi l'expansion du territoire vital des oiseaux et une néo-colonisation de sites de reproduction favorables. En plus, il décharge l'éleveur isolé, tout comme l'équarrisseur adjudicataire des soucis de gestion des cadavres. Le statut sanitaire du troupeau doit être, bien entendu, obligatoirement correct. La pédologie particulière des milieux de montagne et les réseaux de communication locaux particuliers, de nombreuses difficultés induites se surajoutent à la perte agricole.

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