
De nombreux vertébrés supérieurs ont un régime nécrophage plus ou moins strict : ils concurrencent, donc, apparemment les vautours sur le lieu de curée.
Diptères du genre Musca et coléoptères nécrophages, du genre nécrophore et dermeste, sont aussi des compétiteurs et collaborateurs. Ils s'associent aux agents bactériens de putréfaction [7] et à divers champignons mycéliens, dans le processus de recyclage de la matière organique vers la minéralisation rallongé par la dessiccation.
Très souvent, une complémentarité entre individus d'espèces différentes a un aspect très positif dans le processus de délitement rapide des dépouilles : localisation visuelle indirecte des proies, chronologie du déroulement des curées. Chez les oiseaux, le grand corbeau (Corvus corax), d'autres corvidés, pies (Pica pica), choucas (Corvus monedula) et corneilles (Corvus corone), la buse variable (Buteo buteo), le milan noir (Milvus migrans), le milan royal (Milvus milvus), l'aigle royal (Aquila chrysaetos) peuvent tenir ces rôles complémentaires, au bénéfice de tous.

Parmi les mammifères, le renard roux (Vulpes vulpes), le sanglier (Sus scrofa), la fouine (Martes foina) (obs. pers.), les chiens (Canis canis) et les chats (Felis felis) plus ou moins féraux, tous collaborent pleinement à cette entreprise de démolition rapide.
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